L’élève asthmatique en EPSBureau EPS2026-10-12T20:04:50-10:00
L'élève asthmatique en EPS
Pratiquée selon ses possibilités, l'activité physique aide l'élève asthmatique à mieux gérer sa maladie et à prendre confiance en lui. Quelques précautions et des adaptations simples permettent à presque tous de participer.
L'asthme est une inflammation chronique des bronches. Il se manifeste par un essoufflement anormal, une toux sèche (souvent la nuit ou après un effort), des sifflements et une sensation d'oppression dans la poitrine. Sans traitement adapté, il évolue par crises répétées, de gravité variable.
Certains facteurs le favorisent (hérédité, terrain allergique) ; d'autres déclenchent les crises : acariens, pollens, poussières, poils d'animaux, fumée de tabac, pollution, infections respiratoires, conditions climatiques.
L'asthme d'effort
Il apparaît à l'arrêt de l'exercice ou 5 à 15 minutes après : essoufflement anormal, sifflements, toux. L'essoufflement dû au manque d'entraînement, lui, survient pendant l'effort et disparaît avec la récupération. Le médecin peut prescrire un médicament à prendre avant l'exercice pour le prévenir.
Avant de pratiquer : le projet d'accueil individualisé
L'élève dont la maladie chronique nécessite un traitement ou peut entraîner une urgence bénéficie d'un projet d'accueil individualisé (PAI). Le PAI est élaboré par le médecin traitant ou le médecin spécialiste de l'enfant. Le centre de santé scolaire de la Direction de la santé peut être sollicité.
Le PAI précise le traitement à prendre à l'école, les aménagements nécessaires et la conduite à tenir en cas de crise. L'enseignant en prend connaissance avant la première séance et l'emporte en sortie scolaire, avec le traitement de crise.
Les précautions pendant la séance
Bien conduit, l'exercice régulier peut espacer les crises
Un échauffement soignéProgressif et prolongé : il prépare les bronches à l'effort. Le début et l'arrêt de l'activité sont eux aussi progressifs.
Le traitement à portée de mainLe traitement de crise reste accessible pendant toute la séance, sur le lieu de pratique, dans les conditions prévues par le PAI. Le traitement préventif de l'asthme d'effort se prend selon la prescription du médecin.
La respirationApprendre à l'élève à inspirer par le nez, pour réchauffer, humidifier et filtrer l'air, et à expirer par la bouche.
Le droit de s'arrêterL'élève peut faire une pause à tout moment, sans avoir à se justifier. Il s'hydrate avant et après l'effort.
Un environnement surveilléPas d'effort intense en cas de poussière, de fumée ou de pollution importante ; attention aux allergènes de la salle et des tapis, et à la piscine juste après une chloration.
Adapter les activités
Selon les quatre champs d'apprentissage des programmes
Aucune activité scolaire n'est contre-indiquée par principe, mais certaines demandent des aménagements, à ajuster à chaque élève. La plongée en scaphandre relève, elle, d'un avis médical spécialisé.
Produire une performance optimale, mesurable
Sans adaptation : lancers loin et précis, sauts (longueur, hauteur, multibonds).
Avec adaptation : en vitesse, surveiller le nombre de répétitions. En course longue, réduire la durée ou la distance si l'asthme est léger ; sinon, alterner course et marche sur le même temps total que le groupe, ou remplacer la course par de la marche régulière.
Natation : activité recommandée (air chaud et humide). Placer l'élève près du bord pour qu'il puisse s'arrêter à tout moment, et éviter les situations angoissantes.
Adapter ses déplacements à des environnements variés
Sans adaptation : les activités peu intenses et de courte durée, dans un environnement favorable.
Avec adaptation : la course d'orientation demande les mêmes précautions que la course longue. Pris par le jeu, l'élève peut oublier de doser son effort : convenir avec lui de pauses régulières.
S'exprimer devant les autres par une prestation artistique et/ou acrobatique
En général, pas d'adaptation. Veiller aux allergènes de la salle et des tapis ; prévoir des temps de repos en danse si l'intensité est élevée.
Conduire et maîtriser un affrontement collectif ou interindividuel
Sans adaptation : jeux de raquettes, tennis de table, volley-ball, jeux d'opposition, activités à temps de jeu courts.
Avec adaptation : sports collectifs de grand terrain ou à effort prolongé (football, handball, basket-ball, rugby). Permettre à l'élève de s'arrêter, faire tourner deux élèves sur un même poste, lui confier un poste qui demande moins de déplacements (défenseur sur une moitié de terrain, gardien).
À retenir
Les formes et l'intensité de l'asthme varient d'un élève à l'autre. Il ne s'agit ni d'écarter l'élève, ni de minimiser ses difficultés : le dialogue entre l'élève, sa famille, l'enseignant et le médecin permet de trouver le bon niveau de pratique.
Page établie d'après les travaux du groupe « EPS adaptée » de l'académie de Versailles. Elle donne des repères pédagogiques et ne remplace pas l'avis du médecin ni le PAI de l'élève. Une question : eps@education.pf.
asthme asthmatique eleve malade maladie chronique pai projet d accueil individualise ventoline bronchodilatateur crise d asthme sante respiration essoufflement
Accueil / Enseigner l’EPS / L’élève asthmatique L’élève asthmatique en EPS Pratiquée selon ses possibilités, l’activité physique aide l’élève asthmatique à mieux gérer sa maladie et à prendre confiance en lui. Quelques précautions et des adaptations simples permettent à presque tous de participer. Les précautions Adapter les activités Comprendre l’asthme L’asthme est une inflammation chronique des bronches. Il se manifeste par un essoufflement anormal, une toux sèche (souvent la nuit ou après un effort), des sifflements et une sensation d’oppression dans la poitrine. Sans traitement adapté, il évolue par crises répétées, de gravité variable. Certains facteurs le favorisent (hérédité, terrain allergique) ; d’autres déclenchent les crises : acariens, pollens, poussières, poils d’animaux, fumée de tabac, pollution, infections respiratoires, conditions climatiques. L’asthme d’effort Il apparaît à l’arrêt de l’exercice ou 5 à 15 minutes après : essoufflement anormal, sifflements, toux. L’essoufflement dû au manque d’entraînement, lui, survient pendant l’effort et disparaît avec la récupération. Le médecin peut prescrire un médicament à prendre avant l’exercice pour le prévenir. Deux traitements Le traitement de fond lutte contre l’inflammation des bronches. Il se prend tous les jours, même en l’absence de crise, et ne doit pas être interrompu. Le traitement de crise dilate les bronches. Il se prend au début ou au cours de la crise, selon la prescription du médecin. Avant de pratiquer : le projet d’accueil individualisé L’élève dont la maladie chronique nécessite un traitement ou peut entraîner une urgence bénéficie d’un projet d’accueil individualisé (PAI) . Le PAI est élaboré par le médecin traitant ou le médecin spécialiste de l’enfant. Le centre de santé scolaire de la Direction de la santé peut être sollicité. Le PAI précise le traitement à prendre à l’école, les aménagements nécessaires et la conduite à tenir en cas de crise. L’enseignant en prend connaissance avant la première séance et l’emporte en sortie scolaire, avec le traitement de crise. En cas de crise Arrêter l’activité, installer l’élève au calme, en position assise, et le rassurer. Appliquer le protocole d’urgence du PAI. En l’absence d’amélioration rapide, ou si l’élève a du mal à parler, appeler le 15 . Les précautions pendant la séance Bien conduit, l’exercice régulier peut espacer les crises Un échauffement soigné Progressif et prolongé : il prépare les bronches à l’effort. Le début et l’arrêt de l’activité sont eux aussi progressifs. Le traitement à portée de main Le traitement de crise reste accessible pendant toute la séance, sur le lieu de pratique, dans les conditions prévues par le PAI. Le traitement préventif de l’asthme d’effort se prend selon la prescription du médecin. La respiration Apprendre à l’élève à inspirer par le nez, pour réchauffer, humidifier et filtrer l’air, et à expirer par la bouche. Le droit de s’arrêter L’élève peut faire une pause à tout moment, sans avoir à se justifier. Il s’hydrate avant et après l’effort. Un environnement surveillé Pas d’effort intense en cas de poussière, de fumée ou de pollution importante ; attention aux allergènes de la salle et des tapis, et à la piscine juste après une chloration. Adapter les activités Selon les quatre champs d’apprentissage des programmes Aucune activité scolaire n’est contre-indiquée par principe, mais certaines demandent des aménagements, à ajuster à chaque élève. La plongée en scaphandre relève, elle, d’un avis médical spécialisé. Produire une performance optimale, mesurable Sans adaptation : lancers loin et précis, sauts (longueur, hauteur, multibonds). Avec adaptation : en vitesse, surveiller le nombre de répétitions. En course longue, réduire la durée ou la distance si l’asthme est léger ; sinon, alterner course et marche sur le même temps total que le groupe, ou remplacer la course par de la marche régulière. Natation : activité recommandée (air chaud et humide). Placer l’élève près du bord pour qu’il puisse s’arrêter à tout moment, et éviter les situations angoissantes. Adapter ses déplacements à des environnements variés Sans adaptation : les activités peu intenses et de courte durée, dans un environnement favorable. Avec adaptation : la course d’orientation demande les mêmes précautions que la course longue. Pris par le jeu, l’élève peut oublier de doser son effort : convenir avec lui de pauses régulières. S’exprimer devant les autres par une prestation artistique et/ou acrobatique En général, pas d’adaptation. Veiller aux allergènes de la salle et des tapis ; prévoir des temps de repos en danse si l’intensité est élevée. Conduire et maîtriser un affrontement collectif ou interindividuel Sans adaptation : jeux de raquettes, tennis de table, volley-ball, jeux d’opposition, activités à temps de jeu courts. Avec adaptation : sports collectifs de grand terrain ou à effort prolongé (football, handball, basket-ball, rugby). Permettre à l’élève de s’arrêter, faire tourner deux élèves sur un même poste, lui confier un poste qui demande moins de déplacements (défenseur sur une moitié de terrain, gardien). À retenir Les formes et l’intensité de l’asthme varient d’un élève à l’autre. Il ne s’agit ni d’écarter l’élève, ni de minimiser ses difficultés : le dialogue entre l’élève, sa famille, l’enseignant et le médecin permet de trouver le bon niveau de pratique. Pour aller plus loin PDF Les visites de santé au sein des établissements scolaires Direction de la santé, 2023 : rôle du centre de santé scolaire, projet d’accueil individualisé Consulter WEB Natation scolaire Organisation, encadrement, piscines Consulter WEB Programmes et programmation Les quatre champs d’apprentissage des cycles 2 et 3 Consulter Page établie d’après les travaux du groupe « EPS adaptée » de l’académie de Versailles. Elle donne des repères pédagogiques et ne remplace pas l’avis du médecin ni le PAI de l’élève. Une question : eps@education.pf . asthme asthmatique eleve malade maladie chronique pai projet d accueil individualise ventoline bronchodilatateur crise d asthme sante respiration essoufflement